
Lancement d’une campagne vaccinale historique, négociations de la dernière heure pour décrocher un accord commercial post-Brexit avec l’Union européenne (UE)… Le gouvernement britannique est sur tous les fronts, y compris climatique. Jeudi 3 décembre, il a annoncé avoir revu à la hausse son ambition, et s’être fixé l’objectif d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’« au moins 68 % » d’ici fin 2020 par rapport au niveau des émissions nationales en 1990 (contre 61 % jusqu’à présent).
Avec ce nouvel objectif, le Royaume-Uni prend la tête des pays avancés aux contributions nationales (Nationally Determined Contribution) les plus exigeantes dans le cadre des accords de Paris de 2015.
Ce nouvel engagement intervient une semaine avant une conférence sur le climat – virtuelle – le 12 décembre co-organisée par Londres, Paris et les Nations unies (ONU) pour marquer – justement – les cinq ans de la COP21. Il succède aussi, logiquement, à la présentation par Downing Street, fin novembre, d’un plan « Vert » en dix points, censé créer 250 000 emplois en dix ans grâce à la transition énergétique et avec comme mesure phare l’interdiction de la vente de véhicules neufs à essence ou diesel dès 2030.
« Aujourd’hui, nous prenons la tête [des pays occidentaux] avec un nouvel objectif, pour 2030, et notre plan [Vert] en 10 points va nous y aider, s’est félicité le premier ministre Boris Johnson. Nous avons prouvé que nous pouvons réduire nos émissions tout en créant des centaines de milliers d’emplois en faisant travailler de concert les entreprises, les universitaires, les ONG et les communautés locales dans un but commun : lutter davantage contre le réchauffement climatique. » Mi-2019, le Royaume-Uni avait été la première économie du G7 à inscrire dans sa loi l’objectif d’une économie neutre en carbone d’ici à 2050.
Un engagement inférieur aux demandes, mais salué
C’était l’ancienne première ministre conservatrice Theresa May, qui avait fait adopter cette décision à la Chambre des communes. Son successeur, Boris Johnson, semble aussi parier sur l’environnement pour maintenir le rang du Royaume-Uni après le Brexit. 2021 sera une année importante à cet égard : le pays organise la COP26, qui aura lieu à Glasgow, en Ecosse, en novembre.
L’annonce de jeudi va en tout cas renforcer la pression sur l’UE, alors que les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-sept se réunissent les 10 et 11 décembre en conseil européen, avec au menu, entre autres, l’adoption d’une réduction commune de 55 % des émissions de gaz à effet de serre sur le continent d’ici 2030.
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